Un menu posé sur l’assiette change l’allure d’une table de fête. Les invités s’assoient, le lisent, devinent ce qui les attend et commentent déjà le dessert. C’est un petit imprimé, mais il demande un peu de méthode : quoi écrire, dans quel ordre, sur quel format, et comment l’imprimer à la maison sans gâcher la moitié du papier. Voici tout ce qu’il faut pour préparer un menu de Noël propre et lisible, avec des exemples de menus à adapter.
Ce qu’on écrit sur un menu de Noël
Le menu commence par un intitulé. « Menu de Noël », « Réveillon », « Dîner du 24 décembre » : choisissez une formule courte, qui servira de titre. La date peut figurer juste en dessous, discrètement. Elle transforme le menu en souvenir.
Viennent ensuite les plats, dans l’ordre du repas. Apéritif, entrée, plat, fromage, dessert. On sépare chaque étape par un espace ou un petit ornement, pas par un titre en gras. Le lecteur comprend la progression sans qu’on la lui explique.
Nommez les plats simplement. « Saumon gravlax, crème au citron » se lit mieux que trois lignes de description. Les noms trop longs débordent sur un petit format et obligent à réduire la police. Gardez les détails pour la conversation.
Vous pouvez ajouter les vins, en italique sous chaque plat, si quelqu’un y tient. Sur un menu individuel, le prénom de l’invité en haut de la carte fait aussi office de marque-place. Deux objets en un.
Exemples de menus de Noël à recopier
Ces menus sont des exemples écrits pour cette page. Remplacez librement les plats par les vôtres, en gardant la structure.
Menu traditionnel
Réveillon de Noël. Toasts de foie gras et chutney de figues. Huîtres et pain de seigle. Chapon rôti, marrons et purée de céleri. Plateau de fromages. Bûche au chocolat et clémentines.
Menu végétarien
Dîner de Noël. Velouté de potimarron aux noisettes. Feuilleté de champignons des bois. Gratin de légumes d’hiver et sauce aux morilles. Fromages affinés. Bûche aux marrons.
Menu des enfants
Le repas des lutins. Petits bâtonnets de légumes et sauce rigolote. Mini-burgers du traîneau. Frites étoilées. Glace en boule de neige et chocolat chaud.
Un menu à part pour les enfants a deux avantages. Ils se sentent invités à leur propre table, et ils découvrent des noms amusants pour des plats qu’ils connaissent. Leur carte peut être plus colorée, avec un espace à colorier en attendant le dessert.
Quel format choisir : menu individuel ou menu de table
Le format dépend du nombre d’invités et de la place sur la table.
La carte pliée posée sur l’assiette est la plus répandue. On l’imprime en format A5 ou A6, on la plie en deux, et le menu se lit à l’intérieur ou sur la face avant. Elle tient debout si le papier est assez épais. Elle peut aussi être glissée dans la serviette pliée.
La bande verticale, haute et étroite, se pose sur l’assiette ou à côté des couverts. Elle donne une allure plus élégante, presque de restaurant. Elle se découpe facilement : trois bandes tiennent dans une feuille A4 posée en portrait.
Le chevalet au centre de la table convient aux grandes tablées. Un seul menu, lisible de chaque côté, posé tous les quatre ou cinq couverts. On économise du papier et du temps de découpe. On perd un peu le côté personnel.
Pour une dizaine d’invités, le menu individuel reste le plus agréable. Au-delà, le chevalet devient plus raisonnable, surtout si vous fabriquez tout à la maison.
Mise en page : polices, couleurs et fond
Deux polices suffisent. Une police décorative pour l’intitulé, une police simple et lisible pour les plats. Au-delà, la carte devient confuse. Les écritures manuscrites très fines se lisent mal à la lumière des bougies : réservez-les au titre.
Le contraste compte plus que la couleur. Un texte bordeaux sur fond crème se lit bien. Un texte doré sur fond rouge vif, beaucoup moins. Si vous hésitez, imprimez un essai et posez-le sur la table, le soir, avec l’éclairage du repas.
Les fonds colorés demandent une précaution. L’imprimante de bureau laisse une marge blanche tout autour de la feuille. Pour qu’un fond aille jusqu’au bord de la carte, il faut l’imprimer plus grand que la carte finale, puis recouper. Les imprimeurs appliquent cette règle sur chaque carte : voyez le fond perdu pour un fond de couleur jusqu’au bord.
Gardez une marge intérieure généreuse. Un texte trop proche du bord paraît coupé, même quand il ne l’est pas. Sur une petite carte, laissez au moins la largeur d’un doigt entre le texte et la coupe.
Imprimer et assembler le menu à la maison
Choisissez un papier épais et mat. Il tient debout, il ne reflète pas la lumière des bougies et il supporte une goutte de vin sans se gondoler. Vérifiez dans la notice de votre imprimante l’épaisseur qu’elle accepte, et passez les feuilles une par une si elle peine.
Faites d’abord un essai sur papier ordinaire. Vous repérez une faute, un plat oublié, une coupe mal placée. Une fois tout vérifié, imprimez plusieurs menus par feuille pour limiter les chutes : quatre cartes A6 tiennent sur une A4.
Découpez à la règle et au cutter, sur un tapis ou un carton épais, plutôt qu’aux ciseaux. La coupe est droite et les cartes sont toutes identiques. Si vous avez beaucoup de menus, un petit massicot de bureau fait gagner un temps précieux.
Avant de plier, marquez le pli. Passez la pointe d’un stylo vide ou le dos d’un couteau le long d’une règle, sur la ligne de pliage. C’est ce qu’on appelle rainer. Le pli devient net et le papier épais ne craque pas.
Une dernière touche : un brin de houx, un ruban ou une étiquette nouée autour de la serviette. Le menu prend alors sa place parmi les imprimés d’un repas de fête, avec les marque-places et les étiquettes de cadeaux. D’autres idées de menus et cartes de table se préparent de la même façon.
Questions fréquentes sur le menu de Noël
Combien de temps à l’avance préparer les menus ?
Une semaine avant suffit, une fois le repas arrêté. Préparez la maquette plus tôt et laissez un emplacement pour les plats, que vous remplirez quand le menu sera définitif. Un changement de dernière minute se corrige alors en quelques secondes.
Faut-il un menu par personne ?
Non. Pour une petite table, un menu par assiette est agréable et sert de marque-place. Pour une grande tablée, un chevalet pour quatre ou cinq personnes suffit. Le choix dépend surtout du temps que vous voulez passer à la découpe.
Quel papier pour un menu qui tient debout ?
Un papier épais, de type carte, mat de préférence. Plié en deux après un rainage, il tient seul sur l’assiette. Un papier trop fin s’affaisse et finit couché sous la serviette.
Peut-on écrire le menu à la main ?
Bien sûr. Imprimez seulement le cadre décoré et l’intitulé, puis écrivez les plats au feutre fin. Testez le feutre sur une chute du même papier : sur certains papiers couchés, l’encre met longtemps à sécher.
