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Comment rédiger un faire-part de mariage : ordre et textes

Par Camille Ferrand28 October 20267 min de lecture

Faire-part de mariage vierge, carton et enveloppe sur une nappe

Le faire-part de mariage est souvent le premier texte que les futurs mariés écrivent ensemble, et c’est rarement le plus simple. Qui doit annoncer le mariage, les parents ou le couple ? Dans quel ordre placer les noms, la cérémonie, la réception ? Faut-il écrire la date en lettres ? Ces questions bloquent plus d’un couple devant une page blanche, alors que la structure d’un faire-part obéit à quelques règles simples. Vous trouverez ici la différence entre faire-part, carton et réponse, l’ordre des mentions dans la forme traditionnelle, des textes classiques et modernes à adapter, et les vérifications à faire avant d’imprimer.

Faire-part, invitation, carton : ce qu’on rédige vraiment

On parle de faire-part pour tout l’envoi, mais il réunit en fait plusieurs documents qui n’ont pas la même fonction. Les distinguer permet de savoir quoi écrire sur chacun.

Le faire-part proprement dit annonce le mariage. Il dit qui se marie, quand et où, et il s’envoie à tous ceux que l’on souhaite informer, y compris ceux qui ne seront pas invités. Le carton d’invitation, lui, convie à la réception : vin d’honneur, dîner, soirée. Il ne part qu’aux personnes invitées, et c’est lui qui permet d’inviter certains au vin d’honneur seulement et d’autres à toute la journée.

Deux pièces encadrent ces documents. Le save the date, envoyé bien avant, demande seulement de réserver la date. Le carton réponse, glissé dans l’enveloppe, permet aux invités de confirmer leur présence. Aujourd’hui, beaucoup de couples réunissent tout sur une seule carte : c’est possible, à condition que les informations restent lisibles et bien séparées.

L’ordre d’un faire-part de mariage traditionnel

Dans la forme traditionnelle, ce sont les familles qui annoncent le mariage. Le texte se lit alors comme une succession de blocs, toujours dans le même ordre.

  • Les noms de ceux qui annoncent : les grands-parents, puis les parents des deux familles.
  • L’annonce elle-même : « ont la joie de vous faire part du mariage de ».
  • Les prénoms des futurs mariés.
  • La date, l’heure et le lieu de la cérémonie.
  • Une adresse de réponse, souvent celle de chaque famille.

Les noms des deux familles se placent côte à côte, en deux colonnes. L’usage met la famille de la mariée à gauche et celle du marié à droite, et la même logique se retrouve dans l’ordre des prénoms. Pour un couple de même sexe, l’ordre se décide librement : l’ordre alphabétique ou le choix du couple font très bien l’affaire.

L’invitation à la réception vient ensuite, sur un carton séparé. Elle reprend souvent la formule « vous prient de leur faire l’honneur d’assister au dîner qui sera donné en leur honneur », suivie du lieu et de l’heure. La date limite de réponse figure sur ce carton ou sur le carton réponse.

Texte invitation mariage traditionnel : trois exemples

Les exemples qui suivent sont à adapter : les noms, les dates et les lieux sont fictifs.

Annonce par les parents. « Monsieur et Madame Jean Dubois, Monsieur et Madame Pierre Martin ont la joie de vous faire part du mariage de leurs enfants Claire et Thomas. La cérémonie religieuse sera célébrée le samedi 13 juin à 15 h en l’église Saint-Michel. »

Annonce par les mariés. « Claire et Thomas ont le bonheur de vous annoncer leur mariage, qui sera célébré le samedi 13 juin à 15 h à la mairie de Vence. Ils seront heureux de vous retrouver ensuite pour le vin d’honneur au domaine des Oliviers. »

Mariage civil seul. « Entourés de leurs familles, Sophie et Karim vous annoncent leur mariage, le vendredi 19 juin à 16 h à la mairie de Grasse. Votre présence à leurs côtés serait leur plus beau cadeau. »

Ces trois textes ont la même architecture : qui annonce, ce qui est annoncé, qui se marie, quand et où. Une fois cette charpente posée, on peut changer le ton sans perdre aucune information.

Texte pour faire-part de mariage : versions modernes et originales

Beaucoup de couples invitent aujourd’hui eux-mêmes, parce qu’ils organisent et financent leur mariage, ou parce que la forme familiale ne leur ressemble pas. Le texte devient plus direct, et le tutoiement est possible si l’envoi ne part qu’aux amis.

Une citation choisie peut ouvrir le faire-part : un vers, une phrase d’un livre qui compte pour le couple. Elle doit avoir un sens pour vous, sinon elle se remarque. Un exemple moderne : « Après des années à partager le même canapé, Julie et Mathieu ont décidé de partager aussi leur nom. Ils vous attendent le samedi 27 juin à 14 h 30 à la mairie de Mougins, puis pour fêter ça jusqu’au bout de la nuit. »

Quand le couple a déjà un enfant, il arrive que ce soit lui qui annonce : « Mes parents se marient, et je suis invité ! Rejoignez-nous le samedi 4 juillet à 15 h pour fêter le mariage de Laure et Antoine. Signé : Gabriel. » L’humour franc demande un autre équilibre, et mieux vaut le traiter comme un style à part entière.

Les détails qui font hésiter

La date s’écrit traditionnellement en lettres sur un faire-part classique : « le samedi treize juin ». Sur un faire-part moderne, les chiffres sont parfaitement admis. L’essentiel est la cohérence : ne mélangez pas les deux formes sur la même carte.

Le code vestimentaire, s’il y en a un, se glisse sur le carton d’invitation, en une phrase discrète. La liste de mariage ne figure pas sur le faire-part lui-même : on l’indique sur un petit carton à part ou on la communique de vive voix.

Les familles recomposées demandent un peu de tact. Des parents divorcés peuvent apparaître séparément, chacun avec son nom, ou être remplacés par une annonce faite par les mariés. Un parent disparu peut être nommé, avec une formule comme « et de feu Monsieur », ou ne pas apparaître : c’est une décision de famille, pas une règle d’imprimeur.

Relire avant d’imprimer

Un faire-part part à des dizaines ou des centaines d’exemplaires. Une faute y reste pour toujours, et ce sont les noms propres qui en portent le plus. Vérifiez caractère par caractère l’orthographe des prénoms et des noms, les accents, les traits d’union.

Contrôlez ensuite que le jour de la semaine correspond bien à la date dans le calendrier de l’année, que l’adresse du lieu est complète et que l’heure de la cérémonie est la bonne. Faites relire par deux personnes qui n’ont pas écrit le texte. Avant le lancement chez l’imprimeur, prenez le temps de relire le bon à tirer avant le tirage : c’est la dernière occasion de corriger sans tout réimprimer.

Le faire-part figure parmi les imprimés d’un mariage qu’il faut préparer longtemps à l’avance, et la rubrique faire-part, cartons et impression réunit les guides sur leur fabrication.

Questions fréquentes sur la rédaction du faire-part de mariage

Qui doit apparaître en premier sur le faire-part ?

Dans la forme traditionnelle, les grands-parents puis les parents, la famille de la mariée à gauche. Quand le couple annonce lui-même, ses prénoms ouvrent le texte, dans l’ordre qu’il choisit.

Faut-il mentionner des parents divorcés ou disparus ?

Rien ne l’impose. Les parents divorcés peuvent figurer séparément, et un parent disparu peut être nommé ou non. Quand la situation est délicate, l’annonce par les mariés eux-mêmes simplifie tout.

Quand envoyer le faire-part de mariage ?

Plusieurs mois avant la date, pour laisser aux invités le temps de s’organiser, surtout s’ils viennent de loin. Un save the date, envoyé plus tôt encore, permet de bloquer la date avant que le faire-part soit prêt.

Peut-on inviter certaines personnes au vin d’honneur seulement ?

Oui, c’est très courant. Tout le monde reçoit le faire-part, et le carton d’invitation au dîner ne part qu’aux invités concernés. Le texte de chaque carton précise clairement à quoi il invite.